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Regard croisé et décryptage de l’allocution de son excellence Charles Armel DOUBANE du 14 Août 2013 devant le conseil de sécurité

rodriguePar Rodrigue Joseph Prudence MAYTE

Devant un parterre de sommité mondaine siégeant au conseil de sécurité, l’ambassadeur Charles Armel DOUBANE a tenu sa toute dernière allocution le 14 Août 2013 sur la République Centrafrique.
En scrutant dans les moindres détails cette allocution, il y’a lieu de reconnaître que ce pamphlet macère les ingrédients de la brume contemporaine communément admise par tous les débatteurs, les chroniqueurs, les analystes voire les polémistes.

D’un ton braque dosé et combiné par un style déclamatoire assorti d’un physique de thésard appliqué, le représentant de la Centrafrique aux Nations Unis a requinqué les attentes de la plèbe devant le conseil de sécurité. 
Une allocution idyllique renfrognant tous les maux qui gangrènent la Centrafrique du temps actuel. A première vue, l’allocution est subdivisée en quatre (4) parties. 
Dans un premier temps, le diplomate centrafricain auprès des Nations Unis a présenté ses civilités aux différentes personnalités tout en leurs annonçant sa fin de mission.
Aussi, il a rassuré l’assistance de la représentativité continuelle de la Centrafrique. Une telle hauteur qui place immédiatement le diplomate au rang et prérogative d’un homme d’état décomplexé. 
Dans un deuxième temps, l’Ambassadeur met en exergue la date du 24 Mars 2013 qui sonne le glas selon lui du : « Coup de grâce à ce qui restait d’un état fragile ». Il juxtapose son appréhension par une kyrielle de bottin d’actes de barbaries et de trivialités balourdes perpétrés par la junte au pouvoir. Il serait souhaitable d’admettre que le diplomate centrafricain utilise des termes assez souples pour paraphraser la situation chaotique du pays.
En arborant la posture d’un tribun, l’Ambassadeur a su usiter, à travers un style captatif, les vocables mélioratifs teintés et bassinés par un langage diplomatique suave afin que ces homologues déchiffrent aisément l’état anarchique de la Centrafrique. 
D’un air détendu, il se lance dans une description effrénée sur l’état de délabrement avancé du pays…Je le cite : « Tous les oripeaux du pouvoir ont disparu. Aujourd’hui, la RCA n’a plus d’armée nationale, plus de tribunaux en dehors de Bangui la capitale, plus d’archives nationales, plus d’état civil, le gouvernement n’est plus capable d’assurer tout seul le paiement des salaires… »
Fin de citation.

Non seulement l’Ambassadeur a présenté l’état de déliquescence de la Centrafrique mais il a également mis un accent particulier sur la situation désopilante du pays. Pour rendre l’utile à l’agréable, il parle de l’absence des tribunaux en dehors de Bangui et de la démonstration inextinguible de muscle des administrateurs, des percepteurs d’impôts et des commandants de zone. 
Ensuite, l’Ambassadeur martèle qu’il n’y a plus d’archives nationales, plus d’état civil et le gouvernement n’est plus capable d’assurer tout seul le paiement de salaire. A travers cette position clairement affichée, le représentant de la Centrafrique aux Nations Unis met un bémol substantiel sur le rétablissement des archives nationales et les actes d’états civils susceptibles de susciter à la longue un différent sans précédent sur le fichier électoral. Plaçant le gouvernement dans une incapacité générale à trouver un palliatif même aux dépenses de souverainetés, le représentant de la Centrafrique aux Nations Unis laisse transparaître clairement l’idée sous jascente d’une financiarisation constante du pays par la communauté internationale. 

Dans un troisième temps, le diplomate lance un appel du pied à la communauté internationale en faisant une similitude entre la crise centrafricaine et celle d’un pays frère sans pour autant le citer nommément…Une aisance diplomatique qui prouve à suffisance que l’ambassadeur faisait allusion au Mali. Il évoque également la traque du LRA (L’armée de résistance du seigneur) et rassure que cela demeure un fléau à éradiquer. 
En d’autres termes, le représentant de la Centrafrique aux Nations Unis dévisage les méandres de la crise devant les décideurs mondiaux et présente la matrice d’un pays déchiré, d’un peuple pris en otage par l’entremise d’une coutume imposée de l’extérieur. Une présentation atypique qui élucide la dépravation des mœurs, la désacralisation des us et des coutumes du pays. Dans un dernier temps, l’ambassadeur centrafricain auprès des Nations Unis a conclu son allocution par une série d’hyperboles tatillonnes qui ratiocine la paupérisation aiguë de la population, l’apprêté de la vie les plus burlesques durant cette période de crise, l’avilissement de la population et la ghettoïsation exacerbée de certains centrafricains qui sont encore les victimes de traquenards politiques et sécuritaires. 

Fort de tout ce qui précède, l’ambassadeur a mis la souffrance du peuple centrafricain, les différentes atrocités subies par ce dernier et les actes de barbaries dont il a toujours été victime au cœur de la diplomatie internationale. Au demeurant, le représentant de la Centrafrique aux Nations Unis vient de clouer au pilori les frasques ambivalentes des nouvelles autorités et réorienter la grille radioactive du lampion judiciaire de la cour pénale internationale à l’endroit des trublions. En pointant du doigt le déficit de leadership en Centrafrique, L’ambassadeur arbore la stature du défenseur de la République et dénonce le manque énorme de maturation politique dans le pays.
Plusieurs débatteurs, analystes ou polémistes estiment que l’ambassadeur Charles Armel DOUBANE vient de mettre à travers cette allocution ses pieds à l’étrier pour les futures échéances électorales. 
Saura-t-il transformer cette énergie diplomatique en une force de persuasion politique dans l’optique d’accéder à la magistrature suprême ? 
Est ‘il capable de s’approprier les attentes du peuple centrafricain en vue de s’ériger en homme providentiel ? 
Sera-t-il un candidat de la rupture ou de la continuité ? 
Pourra-t-il séduire l’électorat centrafricain de plus en plus réfractaire aux promesses mirobolantes et pétaradantes ? Parviendra t’il à proposer aux Centrafricains un projet de société réaliste et totalement différent de celui de ces concurrents ? 

Tels sont les questionnements que le peuple saura apprécier au moment opportun. Toutefois, il faut admettre que le potentiel candidat aux prochaines échéances électorales semble commencer une opération séduction.

Rodrigue Joseph Prudence MAYTE
Chroniqueur, Polémiste
Courriel : mayterodrigue@yahoo.fr 
France, Vitré

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  1. avatar
    Michelle
    Aug 20, 2013 - 11:57 AM

    Je suis navrée mais que peut bien signifier ce charabia sans queue ni tête de Rodrigue Joseph Prudence MAYTE ?

    Ce n’est qu’accumulation de poncifs et de mots savants mis les uns à la suite n’ayant aucun sens.
    Regardons quelques exemples :

    D’entrée dans le titre : “Regard croisé et décryptage de l’allocution de son excellence Charles Armel DOUBANE du 14 Août 2013 devant le conseil de sécurité”.

    – Un regard ne se croise pas tout seul, il faut donc écrire “Regards croisés”. Et il faut être 2 à écrire pour le formuler.

    Il écrit : “Devant un parterre de sommité mondaine”

    – Sens de cela. Une sommité est un personnage faisant autorité dans un domaine. Aussi, le sens à comprendre là, c’est que les personnes siégeant au conseil de sécurité sont des spécialistes de la fête.
    L’expression de Mr MAYTE est donc un contre sens.

    Il écrit : …. il y’a lieu de reconnaître que ce pamphlet macère les ingrédients de la brume contemporaine communément admise par tous les débatteurs……

    – Qu’est-ce que cela signifie ? Rien, c’est du charabia.
    Un Pamphlet est un discours contestataire, dans le cadre là d’utilisation, c’est acceptable. Mais qui macère, c’est à dire qui ‘fait vieillir’ ou ‘vieillit’ des ingrédients de bla bla..
    Là cela voudrait dire que le discours de Mr Doubane est antérieur aux discours des débatteurs etc….
    Quant à “la brume contemporaine communément admise”, là mystère et boule de gomme. Cela ne veut rien dire.

    Il écrit : “D’un ton braque dosé”

    – Contradiction, le ton est ou braque ou dosé, pas les deux en même temps.

    Il écrit : “Une allocution idyllique renfrognant tous les maux qui gangrènent la Centrafrique du temps actuel.”

    – Si l’allocution est idyllique, elle ne peut pas parler des maux, plutôt de ce qui ferait rêver.
    Et l’utilisation de ‘renfrognant’ est une, non à sa place question sens, et erreur car le verbe ‘Se renfrogner’ est un verbe pronominal. On se renfrogne, on ne renfrogne pas.

    Il écrit : l’Ambassadeur a su usiter, à travers un style captatif, les vocables mélioratifs teintés et bassinés par un langage diplomatique suave afin que ces homologues déchiffrent aisément l’état anarchique de la Centrafrique.

    – Voilà ce qu’il convient d’appeler un poncif sans sens.
    Explication.
    Captatif = qui attire exagérément l’attention.
    Le verbe ‘Usiter’ est intransitif, écrire “l’ambassadeur a su usiter’, ce ‘n’est pas du français.
    ‘les vocables mélioratifs teintés et bassinés’ ?
    Vocable = terme porteur d’une signification particulière
    Mélioratif = mélioratif comme ses synonymes (appréciatif ou laudatif) s’emploie pour valoriser, louer. Son contraire est péjoratif.

    Il écrit : D’un air détendu, il se lance dans une description effrénée

    – S’il est détendu, sa description ne peut pas être effrénée, l’adjectif effréné signifiant : Excessif, sans retenue.

    Il écrit : Pour rendre l’utile à l’agréable

    – On joint l’utile à l’agréable, on ne rend pas l’un à l’autre.

    Il écrit : Dans un troisième temps, le diplomate lance un appel du pied à la communauté internationale en faisant une similitude entre la crise centrafricaine et celle d’un pays frère……

    – Il faut écrire ‘en faisant un parallèle’ au lieu de ‘en faisant une similitude’.
    On ne fait pas des similitudes, on les constate.

    Il écrit : Une présentation atypique qui élucide la
    dépravation des mœurs…

    – Encore une erreur de sémantique. Comment pourrait-on élucider la dépravation des moeurs. De même, il convenait de dire ‘qui explique la dépravation des mœurs…’

    Il écrit : l’ambassadeur centrafricain auprès des Nations Unis a conclu son allocution par une série d’hyperboles tatillonnes qui ratiocine la paupérisation aiguë de la population…..

    – En littérature, l’hyperbole est une figure de style qui consiste à créer une exagération et permet d’exprimer un sentiment extrême, de manière à frapper les esprits.
    Si on prend Mr MAYTE au mot lui-même, il sous-entendrait que Mr Doubane faisait de la démagogie.
    Et “hyperboles tatillonnes” ne veut strictement rien dire. Les hyperboles n’ont pas la capacité d’être tatillonnes. Ce ne sont pas des individus.
    Ratiociner = Raisonner de manière excessive voire prétentieuse.
    Dès lors, comment peut-on ‘ratiociner la paupérisation aiguë de la population’ ?

    VOILA POUR LA FORME…LE FOND MAINTENANT

    – La chronique se veut décryptage.
    Mais elle n’a rien décrypté, elle n’a fait que répéter Mr Doubane et dans de mauvaises formulations.

    – Et elle abonde dans le hors sujet, en postulant une ‘capacité’ que Mr Doubane n’a pas, ni n’a spécifié, à savoir avoir dit dans son discours qu’il était candidat à quoique ce soit.
    Dès le début Mr Rodrigue Joseph Prudence MAYTE spécule sur le fait pour finir par l’affirmation et la certitude à travers ses questionnements terminaux.
    D’ailleurs lorsqu’il affirme : “l’ambassadeur Charles Armel DOUBANE vient de mettre à travers cette allocution ses pieds à l’étrier pour les futures échéances électorales.”, ceci est une projection personnelle, une subjectivité, certainement pas une chronique.

    EN CONCLUSION
    On attend d’un journaliste et à plus forte raison d’un chroniqueur ou d’un analyste, la maîtrise minimale du vocable utilisé; car eux, contrairement aux journalistes, ont du temps, du recul sur les évènements.
    Et ce n’est pas en accumulant des gros mots se contredisant les uns les autres que cela aurait sens. La même chose pour les expressions malhabiles.

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