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France : N’Gaissona, bientôt extradé vers la CPI à La Haye.

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N’Gaissona, arrêté, sale coup pour les adeptes de l’impunité au gouvernement centrafricain

Fernando CANCIO 

PARIS [LNC] – Patrice Edouard N’Gaissona, arrêté en France à sa descente d’avion, devrait faire dans les jours à venir, faire l’objet d’une extradition vers la CPI à La Haye. Il, a été arrêté par les autorités françaises, en exécution d’un mandat d’arrêt international qui avait été lancé par la Cour pénale internationale (CPI), pour «responsabilité pénale présumée de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité commis dans l’ouest centrafricain». Un mandat d’arrêt que l’actuel gouvernement n’avait pas jugé utile d’appliquer. Le prévenu étant au mieux avec les autorités centrafricaines.

Les crimes présumés de N’Gaissona auraient eu lieu entre le 5 décembre 2013 et décembre 2014, à minima,apprend t’on de source judiciaire, du Greffe de la CPI.

IL NIE TOUT

Le dorénavant ex membre de la CAF (la Confédération Africaine de Football), et ex président de la fédération centrafricaine de football, a nié lors de son arrestation, toutes les allégations contre lui.

Mais au niveau de la CPI, il y est dit “que le dossier est solide”. Révélant que sa chambre d’accusation avait des motifs raisonnables et sérieux, de croire que, de septembre 2013 à décembre 2014 au moins, une attaque généralisée et systématique, avait été perpétrée par les Anti-Balaka contre la population civile musulmane, et plus largement, contre toute personne soupçonnée de soutenir la Séléka.
N’Gaissona était réputé être le plus haut responsable, et le “Coordinateur général national” des Anti-Balaka.

La CPI a précisé qu’il serait responsable de crimes commis dans ce contexte à différents endroits.

L’IMPUNITE LUI ALLAIT SI BIEN EN RCA

Et parmi ses crimes présumés, figurent le meurtre, la torture, la mutilation, le fait de diriger intentionnellement une attaque contre la population civile et le recrutement d’enfants soldats.

En rappel, afin de bien prendre la mesure du fait que le gouvernement centrafricain entretient volontairement l’impunité pour de tels types de criminels de masse, Patrice Edouard Ngaïssona avait été candidat à la présidence de la République centrafricaine en 2015, alors qu’il n’avait .pas le droit de se présenter aux élections. Ajouter à cela qu’il n’avait jamais été inquiété pour son poste de président de la fédération de football.
Et malgré les inquiétudes et les critiques des groupes de défense des droits de l’homme, Ngaïssona a été élue membre du Comité exécutif de la CAF en février.

L’arrestation de Ngaïssona fait suite à l’extradition d’un autre “impuni”, devenu “normalement” député, l’ancien chef de milice Anti-Balaka de la Lobaye, Alfred Yekatom, le mois dernier à La Haye.

© Décembre 2018 – LAMINE MEDIA

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