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Centrafrique : Basse-Kotto/ALINDAO : Dernier bilan des victimes, le cap des 100 morts est dépassé

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ALINDAO, de nouveau ville martyre.

Justin BELONGO

ALINDAO [LNC] – C’est une mise à jour très morbide à laquelle nous procédons, afin de publier ce que les organes officiels comme la MINUSCA n’avouerons jamais, à savoir que les massacres de civils par l’UPC ont atteint le niveau du carnage de masse.

Selon un comptage effectué par des notables locaux et des habitants, le recoupement des chiffres donne ce bilan assourdissant de 108 morts et de 47 blessés, pour la plupart abandonnés à leurs sorts, car les accès à la ville pour les humanitaires sont contrôlés par les miliciens de DARASSA.

Une ville devenue fantôme

En mai 2017, nous écrivions déjà ceci : “près de 105 cadavres ont été recensés et 128 blessés.
Un bilan toujours non exhaustif de ces violents combats ayant opposés les hommes de l’UPC d’Ali Darassa et ceux des milices Anti-Balaka dans la localité.”

Même causes mêmes effets, l’histoire se répète.

LA MINUSCA DANS TOUT CA ?

Mercredi, son porte parole Vladimir MONTEIRO osait déclarer à la presse ébahie que Bambari et surtout Alindao étaient sous contrôle.

Il est contredit par les témoins sur le terrain, dont celui de prêtres à ALINDAO, comme celui-ci :
“A l’arrivée des guérilleros, les militaires se seraient retirés dans leur base, abandonnant la population à son sort de mort et de destruction” indiquait à l’Agence Fides le Père Amos Boubas, un prêtre centrafricain.

Même le chef de la MINUSCA reconnaît son impuissance.

Parfait Onanga-Anyanga : a déclaré hier que « La MINUSCA est dans l’incapacité de prévenir des violences de cette nature. […] Nous sommes au quotidien auprès de ces populations qui souffrent, nous faisons tous les efforts possibles pour prévenir l’éclatement de violences de cette nature » et « privilégier le dialogue », a-t-il déclaré. Mais, « force est de constater que ces efforts ne sont pas suffisants. […] Nous nous retrouvons souvent à flux tendu dans un pays où nous n’avons pas une présence suffisamment dissuasive partout où nous sommes », a-t-il encore déclaré, soulignant qu’à Alindao, la Minusca disposait d’un poste temporaire d’une « quarantaine de soldats dans une ville de plus de 30.000 habitants ».

LIRE AUSSI : DEPECHE : ALINDAO, BILAN TRES ALOURDI, 105 MORTS

© Novembre 2018 – LAMINE MEDIA

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