FAITES UN DON A OCHA RCA
Blog

TEMPERATURE/Le Centrafrique plongé dans la pire crise humanitaire de son histoire.

Par Dr Fabiana Álvarez

En ne se positionnant que dans la capitale Bangui, l’on aurait un instant la fausse et illusoire impression d’être dans un pays “normal”, tant la ville est complètement coupée du reste du pays. Surtout de ses souffrances et de ses malheurs.

Une pratique que se transmet tous les politiciens qui ont eu à le diriger. Il y a comme ironise LNC, “La république de Bangui”, et le reste.

Un reste qui dorénavant a totalement échappé au peu de contrôle que Bangui exerçait encore il y a une dizaine d’années.

Illusion de bien être, on se croirait presque au pays où coule le miel, en écoutant les discours d’auto-satisfaction des tenants de Bangui.
Les griots s’étant multipliés ces derniers mois, de voir même en TOUADERA, le nouveau Jésus du pays, le sauveur inespéré.

Que racontent donc ces empêcheurs de tourner en rond, ces “anti-paix” parlant encore de “pays failli” alors que tout va pour le mieux du monde en Centrafrique ?

Mais on ne nourrit pas un peuple par l’aveuglement, des beaux discours et des illusions.
Car pendant ce temps là, près de deux millions sur les 3,7 millions que compte le pays crient famine.

Et pratiquement autant, peu ou prou soit vit une situation de grande précarité en étant déplacés, internes comme internes, ou en situation de l’être.

LES SILENCES COUPABLES

Pourtant, très vite, en moins de deux années, la RCA en crise profonde depuis fin 2012, a complètement basculé dans le chaos complet.

Et le mot de crise oubliée lui sied bien. La faute à qui ?
N’est-ce pas celle des “dirigeants” de ce pays, continuant à faire croire au monde que tout y allait très bien ?
N’est-ce pas la faute des centrafricains eux-mêmes, pour qui simplement constater les catastrophes pour qu’échos se fassent ailleurs et espérer de l’aide, c’est “aller contre la paix” ?
Alors il faut se taire, et ne rien dire. En vérité, parce que la honte est là.

Les deux millions de centrafricains en situation absolue de précarité, n’ont plus accès au soins.
La crise sécuritaire étant telle que les ONGs ont de plus en plus de mal à les atteindre. Sans parler des risques pris pour elles-mêmes.

Les réfugiés externes, pour “Bangui” n’existent pas.
Ce sont des INVISIBLES jamais évoqués.
Abandonnés à eux-mêmes aux caprices des pays d’accueil. Ils sont près de 650.000 dans ce cas.

Les réfugiés internes, parfois ont la visite courte d’un dirigeant politique, le temps d’une journée, pour la pose devant les caméras; comme pour une promenade au zoo.

Le pays a démissionné de ses responsabilités. Laissant à ceux qui ne sont là que pour les urgences les pérenniser.
Les ONGs n’ont pas pour mission de sauver un pays, ou de se substituer à ses dirigeants; mais seulement pour l’assister durant ses pics de crise.
C’est ce que responsables de la RCA ne veulent pas admettre.
Pourtant, le patient est plongé dans un coma avancé. Plongé dans la pire crise de son histoire.

Les organismes onusiens s’en alarment depuis des années, l’OCHA comme le PNUD et d’autres.

En faillite chronique voire même endémique, la RCA n’assume pas ses responsabilités.
Et les aides extérieures sont faibles.
Les rations alimentaires déjà limitées, se font de plus en plus rares. Idem pour les médicaments et les soins d’urgence.
Et dans ce contexte apocalyptique, les vaccinations sont devenues des luxes.

Déclaration récente de l’ONU à ce propos : “La crise s’aggrave en Centrafrique, l’ONU assure aide humanitaire et protection. Mais sans solution politique régionale, pas de paix durable.”

UN PAYS SOMALISE

85% du territoire hors contrôle, ou plus justement dans les mains des bandes armées.
Une situation se sanctuarisant, de car il faut se dire la vérité, de par les politiques laxistes des casques bleus vis à vis de ces bandes armées.

N’est-ce pas l’ONU au contrôle de ce pays en le “tutélisant” ?

Mais que son “machin” sur place, la MINUSCA soit là ou pas, qu’est-ce que ça change à la donne ?
Le pays est toujours hors contrôle, car les troupes de la MINUSCA ne lèveront pas leurs fusils pour chasser les groupes rebelles. Préférant les cajoler.

On parle de paix, on signe des papiers, on fait des colloques, des rencontres, mais elle ne vient jamais cette paix.

Conclusion, la MINUSCA est le meilleur outil pour rendre AD VITAM AETERNAM cette crise.

Tant que les forces onusiennes resteront en Centrafrique, il n’y aura jamais de paix.
Pour le reste, comme on aime bien céder aux manipulations religieuses, alors “PRIONS POUR LES MORTS A VENIR !”

Imagine your best photo ever
To Top