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Centrafrique : La MINUSCA persiste et signe, responsable, mais pas coupable

Sandra Martin-White

LOS ANGELES  [LNC] – Vladimir Monteiro le porte parole de la MINUSCA, en conférence de presse s’est appliqué à “débunker” les reproches de l’ONU dans un rapport, sur les faiblesses de l’institution onusienne dans son travail de protection des civils. Si la MINUSCA admet enfin des défaillances, pour Monteiro, ce n’est pas de sa faute, en pointant du doigt l’Etat centrafricain.

Voilà qui ne va pas arranger les relations déjà très tendues entre elle et le gouvernement centrafricain.

La phrase clé de l’intervention du porte parole est celle-ci :

«La faiblesse de la Minusca sur la protection des civils se résume globalement, sur les faiblesses de l’autorité de l’Etat sur une bonne partie du territoire, et aussi de la responsabilité des pays contributeurs des troupes. La mission va tirer les leçons de ce rapport. »

LE SERPENT QUI SE MORD LA QUEUE

Il est important de préciser que l’ONU n’a pas d’armée, et que son budget ne dépend que des dons des pays contributeurs, la même chose pour les contingents de casques bleus, qui ne dépendent que de leurs pays d’origine.

Une situation bancale mettant constamment l’ONU et ses casques bleus en situation de porte-faux, quand il s’agit de justifier des faiblesses et des dérives des actions et des troupes.

Néanmoins, si Mr Monteiro promet dans le vague de faire mieux, il n’en définit pas les limites, étant entendu que selon lui, les causes des défaillances viennent des maux que la MINUSCA est censée être là pour corriger.

Déclarer que les déficiences de la MINUSCA dans la protection des civils trouvent leurs causes dans les faiblesses de l’autorité de l’Etat sur une bonne partie du territoire centrafricain, c’est ubuesque ! A quoi sert la MINUSCA dans ce cas ?

Notons enfin la pantalonnade du Conseil de Sécurité de l’ONU Mardi dernier, lors de la reconduction de l’embargo sur les armes en RCA. Cela sur la pression expresse de la France.

Une résolution entendue par avance, voté en quelques secondes à la soviétique, avec des discours prêts à l’avance pour justifier le maintien encore dans les abîmes de la RCA en la déculottant.

Un pays privé de son droit régalien de s’armer pour se protéger n’existe pas. Et est donc nié sur le plan international.

L’ONU, contrairement à son patronyme n’est pas un espace de Nations unies, mais un champ de bataille, perclus de pressions intestines, et d’influences des puissantes nations. Le Centrafrique dans le jeu n’y est qu’épiphénomène sans intérêt.

Son cas est toujours contrôlé par la France sous le faux drapeau de l’ONU.

English version

© Février 2018 – LAMINE MEDIA

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