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Etats Unis : Donald Trump, ou les tribulations d’un américain en Amérique

Fatima K. LAMINE

WASHINGTON [LNC] – Le président américain dans une grave tourmente, c’est le moins que l’on puisse dire. L’anniversaire de sa première année au bureau ovale a été une catastrophe, ponctuée par un “Shutdown”retentissant. L’homme coutumier de propos grossiers et haineux a touché le fond avec son insulte traitant Haïti et les pays africains de “trous du cul”. En Afrique, 54 pays s’insurgent à l’ONU, avec en tête, le Sénégal et le Botswana, signataires d’un texte de protestation d’une sévérité exemplaire.

D’une même voix, les 54 ambassadeurs du groupe africain à l’ONU avaient exigé une « rétractation » au président américain, condamnant des « remarques scandaleuses, racistes et xénophobes ».

Sur le même sujet, la star de basket ball de la NBA LeBron James d’en mettre une couche :

“Le gars au pouvoir a donné aux gens racistes l’opportunité de se dévoiler et de parler sans crainte. […] C’est la chose effrayante pour nous, parce que c’est avec nous, ça nous entoure tous les jours, mais il a permis à des gens de se dévoiler et de se sentir en confiance même quand ils font des choses négatives.” LeBron James avait déjà traité Donald Trump de “tocard” en septembre dernier.

Mais les ennuis du président américain ne s’arrêtent pas là. En interne, il avait déclaré la guerre aux immigrants illégaux, notamment contre ceux ici surnommés les “Dreamers“. Ce sont des jeunes gens qui sont arrivés enfants aux USA illégalement, qui n’ont pas de souci, qui ont fait des études, et qui réclament leur intégration. Cela concerne environ 800.000 personnes.

Un thème dont s’est servi les Démocrates en milieu de semaine dernière pour bloquer le vote du budget au Sénat. Réaction immédiate de Trump dans son style très particulier sur son Twitter : “Les Démocrates sont beaucup plus  concernés par les immigrants illégaux, que par nos grands militaires ou la sécurisation de notre dangereuse frontière mexicaine.”

Mais un budget bloqué, c’est près de 900.000 fonctionnaires sans salaires et des institutions fédérales, comme les parcs et les musées, privées de fonds. C’est le SHUTDOWN, traduire RIDEAU BAISSÉ. Concrètement, le gouvernement fédéral se retrouvait à court d’argent.

Une première sous le court ère  Trump, avec un Shutdown qui aura donc duré trois jours jusqu’à Samedi. Le dernier Shutdown en date remontait à 2013, sous l’administration du président démocrate Barack Obama, et avait duré seize jours.

Fin de semaine cauchemardesque, lui qui pensait se rendre dans sa luxueuse propriété de Mar-a-Lago en Floride pour fêter son premier anniversaire à la Maison Blanche. Raté! Contraint de rester à Washington pour négocier, il était d’une humeur massacrante.

finalement Samedi, les négociations ont repris au Sénat pour trouver  un accord sur l’immigration, en contrepartie du vote du budget. Ce que réclamaient les démocrates, c’était la régularisation de ces fameux “dreamers”.

Et c’est ainsi que hier Lundi, un service minimum fut assuré dans les administrations et les services publics.

ET CE N’ÉTAIT PAS TOUT

Des manifestations monstres dans le pays, notamment par des femmes, ont eu lieu contre sa présence à la tête de la nation; dans la plupart des grandes villes américaines, comme Denver, Chicago, Los Angeles, ou encore New York. Du jamais vu. 

English version

© Janvier 2018 – LAMINE MEDIA

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