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Région

Centrafrique : Paoua, une situation apocalyptique, plus de 100 morts !

Michal Mamadou

PAOUA  [LNC] – L’assassinat de Raymond Mopoyang-Bélanga, le chef de la banche dissidente du groupe rebelle Révolution Justice (RJ) par des Séléka du MNLC en Novembre dernier aura déclenché un cycle de vengeance sans précédent dans la zone de PAOUA dans l’Ouham Pendé.

Le 1er Janvier 2018,  reprise depuis Novembre de violents combats opposent les hommes du RJ à ceux Séléka, du Mouvement national pour la libération de la Centrafrique (MNLC) créé en octobre par le “général” autoproclamé Ahamat Bahar. Au milieu, des civils ont également été pris à parti par ces bandes armées.

De sources locales, des centaines et des centaines de maisons ont été incendiées entre Babessa et Mia-Pendé. Détruites également des maisons dans les villages de Nzéréké, et d’autres encore entre Pougol et Benamkor, pour un bilan dépassant les plus de 2.000 maisons brûlées. Des greniers pillés, du bétail volé.

Ces exactions sans précédents sont à mettre conjointement sur les comptes des Séléka et des RJ.

Bilan sanglant côté pertes de vies humaines, dans un décompte encore provisoire de plus de 110 morts, dont la moitié des civils.

Les Anti-Balaka quant à eux ont réussi à libérer la voie entre Paoua et Bozoum, ce qui a faciliter la fuite des populations désespérées. Mais depuis 48h, ces Antibalak sont encerclés par des Séléka au niveau du village de Bédéré, situé à moins de 5 km de Paoua.

Hier, les ministres de la défense et celui de la sécurité publique se sont déplacés dans la journée à Paoua afin de faire un constat à rapporter au gouvernement. Mais jusque là, pas de suite de Bangui.

PANIQUE TOTALE

Paoua vit dans la peur d’une descente des rebelles dans la ville, et subit également les afflux des déplacés fuyant le zones de combat.

Les communes de Bah-Bessar, de Mia-Pendé et de Bahn sont actuellement sous le feu.

“Il y a des affrontements sur presque tous les axes autour de Paoua. Nous avons vu des centaines de personnes fuir leurs villages pour se réfugier à Paoua”, a déclaré par téléphone Jean Hospital, coordinateur projets de MSF à Paoua.

“On a reçu des civils qui ont été directement visés par des tirs d’armes à feu ou ont été attaqués à la machette. D’autres sont des victimes collatérales des affrontements”, ajoute Jean Hospital.

Plus de 5.000 personnes ont également  fui, beaucoup à pied vers le Tchad voisin, pour joindre les villes de GORÉ et de GONDJE.

English version

© Janvier 2018 – LAMINE MEDIA

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