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BLOG/En Centrafrique, c’est comme en musique, une note blanche vaut deux noires

Albert Mahamat FALL

BANGUI (LNC) – Drôle de pays, et drôles de leaders politique. Que l’ONU fasse régulièrement un boucan à la mort du moindre casque bleu, c’est légitime, mais que les leaders centrafricains lui emboîtent le pas, c’est un peu moins compréhensible, car quid des milliers de morts centrafricains oubliés dont ils ne parlent jamais ?

Hier 26 juillet 2017, Parfait Onanga-Anyanga, le patron de la MINUSCA qui multiplie les rencontres ces derniers temps, recevait un “machin” autoproclamé “LES FEMMES LEADERS DE RCA“, menée par Lina EKOMO, Présidente du pseudo Réseau pour le leadership de la femme en Centrafrique (RELECA).

Et cette dame de dire à Onanga-Anyanga : “Nous sommes venues présenter nos condoléances et apporter la compassion des femmes leaders de RCA pour les casques bleus décédés.”

Quelques jours avant, c’est Faustin TOUADERA lui-même qui faisait dans le solennel, en déclarant : “C’est avec beaucoup d’émoi et de consternation, que j’ai appris le décès, de l’assassinat, d’un soldat de la paix du contingent marocain. Je voudrais exprimer, la condamnation de ces actes de violence…”

LES NOTES NOIRES

En près d’une année, selon nos estimations, environ 4.000 civils auront été assassinés en Centrafrique, et de mort violente. La plupart des cadavres pourrissant dans la brousse, n’ont jamais été pris en compte dans les bilans macabres de ceux ayant autorité.

De toutes les manières, la MINUSCA avait déclaré qu’elle ne comptait pas les morts, dixit Balla Keita son chef militaire.

Autour de 800 enfants mineurs ont été violés et sexuellement abusés depuis 2014 par les forces internationales, SANGARIS, MISCA et MINUSCA, et ce n’est pas près de cesser. Les français ayant relaxé leurs violeurs dans une bouffonnerie d’enquête, au moins c’est clair !

Lina EKOMO et ses soit disant femmes leaders n’ont jamais ouvert la bouche là dessus.

Quant au locataire du palais de la Renaissance, il fait dans la compassion sélective. Pas un mot non plus sur ces crimes de pourtant de citoyens dont il est censé en être le président. Aucune condamnation, ne serait-ce que verbales, à croire que dans ce pays, certains morts sont plus importants que d’autres.

English version

© Juillet 2017 – LAMINE MEDIA

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