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LU AILLEURS/AFFAIRE DOLOGUELE-KOKATE, LA VERSION DES FAITS PAR LES GRIOTS DU POUVOIR

Par Sergy Nelly ANAZOUA | CENTRAFRIQUE LIBRE

DOLOGUELE PRÊT A VENDRE SON ÂME AU DIABLE POUR USURPER LA SOUVERAINETÉ NATIONALE

Dans un passé récent, la quête effrénée du pouvoir de l’État a conduit certains leaders politiques bien connus de la place à soutenir la rébellion Séléka, une coalition hétéroclite à majorité composée des mercenaires Ndjandjawids venus du Tchad et du Soudan dont les conséquences ont été désastreuses. Ces criminels ont envahi tout le territoire et ont emporté 98% des biens des Centrafricains dans leurs pays. A l’allure des évènements et au vu des signes avant-coureurs qui profilent à l’horizon, si les Centrafricains ne font pas attention à ces piètres politicards, ils revivront les mêmes cauchemars.

Nul n’ignore que l’actuel régime a hérité d’un pays en lambeaux des suites de plusieurs années de crises accumulées. Dire le contraire c’est faire preuve de cécité et de mauvaise foi. Malgré cette catastrophe, les dirigeants actuels montrent la volonté politique, se démènent pour redorer le blason de la RCA en dépit de quelques imperfections, ce qui est tout de même normal. Sinon gouverner la Centrafrique ne pourra jamais être un long fleuve tranquille !

Cependant force est de constater que les démons de la haine, de division et les marchands de la mort adoubés de certains personnages politiques lugubres tapis dans l’ombre continuent d’attiser le feu pour raviver la flamme des violences en Centrafrique après tant d’années de souffrance endurées par le peuple centrafricain épris de paix.

C’est avec effarement que les Centrafricains médusés ont assisté à la résurgence des violences aveugles ayant ensanglanté certaines villes de provinces de la Centrafrique. Le regain des tensions ayant défrayé la chronique ces derniers temps ont conduit à l’interpellation du Premier ministre centrafricain et tout son gouvernement devant la représentation nationale afin de s’expliquer sur cette question de l’heure.

Pendant que le peuple attendait de ses représentants des questions liées à la situation qui avait prévalu il y a quelques temps dans certaines contrées de Centrafrique, Anicet Georges Dologuélé Alias 10% comme pris dans son propre piège, s’est donné à cœur joie de déclarer urbi et orbi devant ses collègues parlementaires, parlant de sa rencontre nocturne avec l’ancien ministre Joachim Kokaté que le pouvoir a envoyé un voyou pour l’espionner. Ce langage ordurier tenu par une personnalité politique fut-il, ancien Premier ministre est la parfaite démonstration de ce qu’il est clair que les Centrafricains ont à affaire  à un arriviste dévergondé.

Or qu’en réalité c’est ce piètre politicien de mauvais goût qui, après insistance à inviter M. Kokaté pour le convaincre de rejoindre son régiment pour mettre fin vaille que vaille au régime démocratique de Faustin Archange Touadera. Croyant être devant un borné qu’il peut manipuler à souhait, le Madof de Bocaranga s’est finalement laissé enregistrer par son interlocuteur qui, en homme prudent a mesuré la gravité des propos tenus par ce soi-disant leader politique.

D’ailleurs selon la bande sonore de leur conversation, ce piètre politique de Dologuélé d’un air hébété entouré d’un petit cercle de fidèles organisés et déterminés, a propagé des théories de complot et a montré clairement à son interlocuteur qui est Kokaté son intention d’en découdre avec le régime de Touadera par tous les moyens. Car d’après lui, la solution pouvant abréger la souffrance des Centrafricains passe inévitablement par l’éviction manu militari de Touadera du pouvoir de l’État.

C’est dire que le goût amer d’avoir perdu les élections reste encore bien dans la gorge de Dologuélé qui ne s’en remet vraisemblablement toujours pas de ce rejet du peuple, préférant Touadera à lui, ceci même plus d’un an après. Piètre politique sachant pertinemment qu’il ne pourra jamais gouverner la Centrafrique par la voix de vote, Mr 10% dont les stigmates de la mauvaise gestion quand il était aux affaires sont encore dans la mémoire de la majorité des Centrafricains, a cru bon d’utiliser les moyens illégaux pour conquérir le pouvoir de l’Etat. Alors qu’il vient à peine de se lancer en politique, Dologuélé, qui visiblement atteint d’une maladie de la soif du pouvoir, multiplie des actes anti-démocratiques qui prouvent à suffisance son attachement au pouvoir.

C’est dans ce contexte qu’il a pris part au congrès du Patrie de Mboli-Goumba qui s’est transformé en un tribunal dont la sentence a été l’annonce du déclenchement des manœuvres tendant à renverser Touadera. Il suffit de constater la recrudescence des actes de terreur de ces derniers jours pour s’en convaincre.

Pour rappel, Dologuélé avait à l’époque fustigé les Anti-Balaka et François Bozizé et a fini par pactiser avec eux. Entre les deux tours de la présidentielle, il a acheté la conscience de Désiré Kolingba avec l’argent quémandé chez ses amis peu recommandables pour enfin être rejeté par le peuple centrafricain.

Mauvais perdant sans fair-play, il n’a jamais voulu féliciter son challenger comme le veut la tradition démocratique malgré la main tendue de ce dernier qui s’est finalement résolu à se rendre à son domicile pour le saluer au lendemain de la proclamation. Toujours préoccupé à chasser Touadera, il n’a cessé de nier la victoire de celui-ci et tout en proclamant que c’est lui qui a gagné les élections.

Au demeurant, la tentative ratée de Kokaté est la parfaite illustration des velléités guerrières que cultive le sulfureux et tristement célèbre Dologulé alias le Madof de Bocaranga après son cuisant échec aux élections puisque rejeté par les Centrafricains qui ont encore en travers la gorge son passage à la primature marqué par de nombreux scandales financiers. Si tous les Centrafricains se comportent de cette manière, la Centrafrique sera toujours à feu et à sang.

Attention, les Centrafricain, méfiez-vous de cette peste politique qui représente un danger public pour vous. Ce n’est qu’un avertissement. A bon entendeur, salut !

Sergy Nelly ANAZOUA

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