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Analyses

ANALYSE/François Bozizé, le putschiste qui ne peut plus putscher !

Aline M’Pangba-Yamara

PARIS (LNC) — Bozizé le compulsif amateur de coups d’état, pas moins de 12 tentatives avant de réussir en 2003, avec les complicités de la France et du Tchad, ne doute toujours de rien. Les Séléka l’ont privé de son joujou, et il s’ennuie.

Aussi menteur, truqueur et roublard qu’avant, le voilà s’instituant victime de toutes les injustices, le saint poitrail à nu pour recevoir les flèches des impies.

Se confiant récemment à l’hebdomadaire Jeune Afrique, il y clame ses doléances, manière de tenter, une fois de plus revenir dans le jeu, avec ce rêve fou de reprendre le pouvoir :

« Je n’ai tué personne. Même les Colombiens se parlent, après cinquante ans de guerre civile. Pourquoi les Centrafricains n’y arrivent-ils pas ? »

De TOUADERA qu’il tentait de manipuler sans succès, en lui imposant le retour de son fiston Jean-Francis, avec l’arrière pensée de le faire relancer les violences des Anti-Balaka, il dit : « Je l’ai eu au téléphone à deux reprises début 2016, alors qu’il était en campagne électorale et avait besoin de mon soutien, puis je l’ai appelé à nouveau deux fois pour qu’il rende sa liberté à mon fils. Sans résultat. »

Le problème c’est que Touadera lui avait bien promis de soulager son fils des mandats d’arrêts pleuvant sur sa tête, mais le fil étant trop gros, il avait reculé. Le courage, même dans les magouilles n’étant pas le point fort de Faustin Touadera. Du coup, la situation est devenue assez tragi-comique. Jean-Francis Bozizé qui devrait être en prison, ne l’est pas. On coupe la mangue en deux,  il doit se présenter chaque jour au commissariat. Ce qui ne l’empêche nullement de réactiver tous ses réseaux Anti-Balaka et de relancer les violences dans le pays, noptamment dans le Centre-Est. Car le rêve de son paternel, c’est le pays plongé dans le chaos, et qu’à terme, les centrafricains le supplieront pour revenir les sauver. On a les fantasmes que l’on peut.

Francois Bozize is back in the spotlight

Mais à Kampala l’ancien dictateur-autocrate centrafricain tourne en rond et s’ennuie. Impossible de voyager, impossible de reprendre la main sur son parti le KNK, impossible de relancer ses filières de business occultes en Centrafrique, il perd pied, et s’invente des complots contre lui.

A Bangui, Touadera, après une saison de sur place au pouvoir, ne s’est nullement conforté en tant que Chef d’état crédible, sauf aux dires mielleux de ses griots. La maison prend l’eau déjà. Il ne communique plus avec près de la moitié de ses ministres, aussi se traîner le boulet Bozizé en plus, c’est la dernière de ses envies.

Et pour cause, il connaît son Bozizé par coeur. Un homme sans parole, qui, s’il remet le doigt dans son jeu pervers, le broiera sans pitié. Et ça, il le sait.

Il a actuellement sur le feu à s’occuper, un certain Karim Meckassoua, dit “Yago”, qui actuellement, méthodiquement scie la planche fragile déjà sur laquelle il est assis. A son APP Alliance Patriotique Présidentielle, Meckassoua réplique avec son “Chemin de l’espérance” sonnant plus comme une secte religieuse qu’un parti politique. Car pour le très ambitieux et sans morale Meckassoua, Touadera est tyrop bête pour aller au boput de son mandat. Aussi, lui se tient prêt pour être le recours. Encore un qui fantasme.

Bozizé dans tout ça ? Noyé dans ses délires de grandeur dont il ne peut se départir. Viré brutalement par l’arrière porte, et honteusement, il espère toujours revenir par la fenêtre. Parce que dans sa folie des grandeurs, comme Bokassa dont il fut le disciple, le Centrafrique est sa chose à lui.

Ainsi va la RCA !!

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© Mars 2017 – LAMINE MEDIA

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