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Centrafrique : Touadéra, un an au pouvoir, les avis divergent

RNL

Après son élection en février 2016 avec 63% voix, le Président de la République avait prêté serment le 30 mars de la même année. Un an à la magistrature suprême de l’État, les avis des filles et fils du pays divergent sur le bilan. Certains affirment que des efforts ont été enregistrés.

« Quand il est arrivé au pouvoir, des choses ont changé entre musulmans et non musulmans. Un an au pouvoir, j’ai vu la positivité. Les fonctionnaires et agents de l’Etat ont repris. Ce n’est qu’un début, il appartient aux Centrafricains d’aider le président », ont estimé ces citoyens de la capitale interrogés par Radio Ndeke Luka.

D’autres par contre estiment que beaucoup reste à faire. « Nous attendions beaucoup de lui et pour l’instant ce n’est pas encore ça. Un an de Touadéra, c’est à Bangui mais pas à l’intérieur du pays qui compte 16 préfectures. Le bilan est négatif parce qu’après un an, la situation reste catastrophique. Les jeunes n’ont ni emploi ni activités génératrices de revenu. Il n’y a pas un programme économique de développement. Aujourd’hui, la rébellion existe cela signifie qu’il n’y a pas encore la sécurité », ont souligné nombre d’entre eux.

Faustin Archange Touadéra se félicite de ses 12 premiers mois

Dans son discours à la nation et contrairement à la vision négative de certains Centrafricains, le Président a présenté un bilan positif, reconnaissant que beaucoup reste à faire.

Sur le plan sécuritaire, il précise que des efforts ont été faits et se font encore pour asseoir la stabilité et la paix. « Tout au long de l’année, nous avons eu à faire des choix difficiles et à prendre des initiatives audacieuses dans le domaine de la paix, la sécurité et la réconciliation nationale ».

Faustin Archange Touadéra n’a pas hésité un seul instant « pour convaincre les responsables des groupes armés de l’impérieuse et urgente nécessité d’adhérer volontairement et consciencieusement au processus de paix, condition sine-qua-non du relèvement de notre pays ». Car le Chef de l’Etat demeure convaincu « la paix réside dans le dialogue et non dans la guerre ».

Pour conduire le pays vers une sortie de crise, « j’ai mis en place la coordination DDRR/RSS et RN, et une stratégie de programme national du DDRR », a indiqué le Président tout en ajoutant que « des avancées significatives ont été enregistrées, sur un budget de 45 millions de dollars nécessaires à la mise en œuvre du processus. Nous avons reçu des annonces de 35 millions de dollars ». Il s’est réjouit enfin de l’adhésion au DDRR des deux derniers groupes armés : le FPRC de Nourredine Adam et l’aile Antibalaka dirigée par Maxime Mokom.

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