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Centrafrique : Semaine très meurtrière en RCA – Ouaka, plus de 80 morts en quelques jours !

Eve Malonga

BAMBARI (LNC) — Plus de 80 morts, et non 400 comme l’annonce inconsciemment Radio Ndeke Luka, à Yassen, un village de la Ouaka aux environs du canton d’Agoudou-Manga. UPC et FPRC à la barre des accusés.

Qui à partir du 17 mars dernier a massacré plus de 80 personnes à Yassen, pour finir par tout simplement brûler entièrement le village ? UPC et FPRC s’en rejettent mutuellement la responsabilité.

Ce cas illustre tristement ce que LNC ne cesse de dire. Seulement 30% des meurtres de civils commis par les groupes armés en province est connu. Par absence d’exposition médiatique occidentale – car les choses en sont ainsi – les 70% restant, non pris en considération passent à la trappe, et officiellement, ne sont pas pris en compte non plus par l’ONU, en RCA dénommée MINUSCA.

DES MOTIVATIONS ENCORE INCONNUES

Un cas révélé par un habitué des violences dans sa région, Anatole N’Demagouda, le député de Bambari III, mais sans préciser les motivations de ces violences, à part déclarer que les combats opposaient l’UPC et le FPRC et coalition au départ.

L’élu en profitait pour dénoncer la passivité de la MINUSCA, et l’invisibilité du gouvernement.

Une certitude, dans la guerre de communication qu’ils se livrent, annexe des vrais combats entre l’UPC et le FPRC, les deux groupes sont d’accord sur un fait, plus de 80 civils ont été massacrés à YASSEN. Là où cela diverge, c’est que chacun se renvoie la balle de la responsabilité.

UPC : Souleymane Daouda – son porte parole : « La coalition du FPRC a attaqué nos positions aux niveaux d’Ippy et de Ndassima. Comme ils ne pouvaient pas arriver par la route principale, ils on contourné, et en ont profité pour attaquer Agou-Doumanga et des villages autour comme Yassen, qu’ils ont entièrement brûlé. Au jour du 17 mars, il y’avait déjà au moins 45 morts. Nous avions réagi en envoyant des renforts sur place pour les chasser».

FPRC : Aboubakar SIDICK – son chargé de la communication : « C’est une fausse allégation, parce que de notre côté nous n’avons pas mené des opérations dans cette localité citée. Mais malheureusement, nous avions entendu des informations disant que l’UPC avait commis des exactions là bas. Quand nous avions appris la nouvelle, nous voulions intervenir, mais il y a eu l’interposition de la MINUSCA pour nous bloquer. Nous déplorons cette situation qui fait actuellement état de plus 80 morts !».

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© Mars 2017 – LAMINE MEDIA

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