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Justice

France : Affaire de viols de mineurs en RCA par des SANGARIS, Non lieu général !

Marie-Pierre Coppens

BRUXELLES (LNC) — L’affaire de viols de mineurs par des soldats français en Centrafrique, une épine dans le pied de la France.
Epine enlevée, il n’y a plus d’affaire, tel en a décidé la FRANCE, la mère patrie de plus de 90% des politiciens centrafricains les plus en vue.

Le Chancelier prussien Bismarck disait : “La force prime le Droit”. Depuis, les Américains ont modernisé cette vieille formule d’Otto VON BISMARCK avec leur : “Le droit est ma force”. La France elle n’est pas restée en marge, et sa formule pourrait être : “Centrafricains, on vous encule bien profond !”
Car nous en sommes là.

En dépit des preuves absolues et irréfutables, de cas de viols de mineurs en Centrafrique par des troupes françaises, et même d’actes de bestialité avec des enfants de moins de 15 ans, le Parquet de Paris vient de décider qu’en Centrafrique :
« […] qu’il ne peut être affirmé à l’issue de l’information, qu’aucun abus sexuel n’a été commis» et que , «la variation des témoignages ne permettent pas d’établir des faits circonstanciés et étayés à l’encontre des militaires».
Tout ceci dit simplement, c’est qu’il n’y a pas d’affaire de viols d’enfants en RCA. Les militaires français y ont donc été exemplaires.
Faux espoir de recul, ceci devra être confirmé par les juges d’instruction d’ordonner un procès ou de confirmer ce non-lieu, l’hypothèse la plus probable puisqu’aucune mise en examen n’a été prononcée jusque là.

DISCREDITER LA PAROLE DES ENFANTS

Stratégie française de contre, et depuis, reprise allègrement par la presse française, citons ici “La Dépêche” : “Dans leurs témoignages, les enfants avaient donné des détails permettant de compter 14 possibles agresseurs. Les enquêteurs se sont rendus à Bangui en 2015 et 2016 pour entendre de nouveau les enfants mais ces auditions ont ouvert beaucoup de questions. Face à des photos, un enfant a dit reconnaître son agresseur mais il ne s’agissait pas d’un militaire. Un autre a concédé avoir menti. Un autre encore disait avoir lu le nom d’un soldat sur son uniforme, mais il ne savait pas lire. L’enquête sur les militaires, entendus mais aussi mis sur écoute, n’a rien donné non plus.”

Tout ceci est totalement FAUX ! Mensonges éhontés !

Les enquêteurs n’ont jamais écouté ces enfants présumés violés. Même pire, les gendarmes de la Prévôté en charge de cette enquête, de passer leur temps à intimider les enfants et leurs parents, pour qu’ils se taisent.

Le parquet de Paris ne pouvait pas ne pas le savoir, puisqu’une note de l’ONU les en avait informé.
Car dans ce dossier, la MINUSCA, pourtant organe onusien, à Bangui, a tout fait, comme la FRANCE, pour étouffer cette affaire.
Mais la MINUSCA n’en est plus à une affaire étouffée près, le fait est connu !

EN RCA ON S’EN FOUT ! – COURAGE FUYONS !

Aucune association des Droits humains en RCA ne s’est levé pour au moins dénoncer ce scandale.
Et pourtant, ceci relève, et du Droit des enfants, et des Droits de l’homme, dont en RCA, Joseph Bindoumi de la LCDH en est le responsable.
Qui a entendu Bindoumi sur ce dossier ?
Les indignations de ce monsieur sont très sélectives, depuis que Touadera s’est assuré financièrement de son silence.
Bindoumi n’est actuellement qu’une grosse baudruche décatie et corrompue, brassant du vent.

TOUADERA ? Lui le président du pays, se fiche totalement de cette affaire.
Il était à New York récemment, devant le Conseil de sécurité de l’ONU, pour y dire quoi ? Se répéter à vide.
Puis à Paris, devant le président français François Hollande, ce même qui a couvert les viols des Sangaris.
A-t’il eu le courage de lui parler de ces cas de viols ? Certainement pas.
D’ailleurs de son séjour à Paris, il en a profité plutôt, pour savoir où en était l’avancement de ses projets immobiliers personnels en France. Ni plus, ni moins.

LES CENTRAFRICAINS ? Tous ces mineurs violés par les français, ne sont pour la majorité des centrafricains, que, citons un banguissois : “Des putains !”
Ce dossier en RCA, des députés à l’homme de la rue, n’intéresse personne. Et disons même pire, en parler les dérange.
Les centrafricains vivent dans ce grave autisme de DENI des réalités.
Leurs propres enfants sont violés, et continuent de l’être par ces forces internationales censément venues pour les sauver, ILS S’EN FICHENT !
Que reste-t’il ? Des victimes et leurs familles qui n’auront jamais justice rendue, puisque le pays colon a décidé qu’il n’y avait pas d’affaire à traiter, et encore moins à juger.
Plus élargi, la tendance de TOUADERA dans la crise en RCA, serait à l’amnistie générale pour tous les crimes des groupes armés.
Sa façon à lui de croire résoudre le problème. “Tout ceci est derrière nous”, déclarait-il à Bambari, devant des familles éprouvées par mille misères.
Avec une telle vision autistique et surréaliste du réel, de pauvres gosses violés ! Ca ne compte pas !
LA FRANCE EST TOUJOURS LA MEILLEURE AMIE DU CENTRAFRIQUE…N’EST-CE PAS ?
Il n’existe pas pire blessure faite à ces enfants sans défense, violés, maltraités par les soldats de la toute puissance coloniale, que celle que leur inflige les leurs par leur silence coupable, les Centrafricains eux-mêmes !
Une des filles violées par les Sangaris ne s’en est jamais remise, elle s’est suicidée il y a quelques jours.
Qui en parle ? Cela intéresse qui ?

Les blagueurs à Bangui n’y verront qu’une pute qui crève n’est-ce pas ?
ELLE N’AVAIT QUE 14 ANS !

Quand un peuple ne veut pas défendre ses plus faibles, oser dire FIER D’ETRE CENTRAFRICAIN, C’EST LE PIRE DES MENSONGES !
FIER DE QUOI ? FIER DES LACHETES ?

In English

© Mars 2017 – LAMINE MEDIA

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