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Centrafrique : Université de Bangui, 9 Mars 2017, la com de la MINUSCA est-elle la PRAVDA ?

Sandra Martin-White avec le feed des reporters de LNC à Bangui

LOS ANGELES [LNC] – Parfait Onanga-Onyanga le patron de la Minusca, s’était rendu à l’université de Bangui, à la rencontre de ses responsables et de ses étudiants. Le rapport de l’événement par la MINUSCA, diverge d’avec ce qui s’est passé réellement. Tout a été réécrit, comme aux sales périodes du communisme soviétique par une distorsion de la vérité…Lisez !

Le texte officiel de la MINUSCA sur cet événement là ! et en dessous, ce qui s’est vraiment passé.

Cette visite à l’université de Bangui, faisait partie de la routine du gabonais, le patron de la Minusca, Parfait Onanga-Anyanga. Il a visité les locaux, le restaurant, la bibliothèque, les salles de cours, etc… Puis, s’est entretenu avec les responsables académiques de l’université; pour enfin, avoir un débat avec les étudiants.

Ceci, ce sont les faits bruts.

LES MENSONGES DE LA MINUSCA

Mais, contrairement au bilan publié par la Minusca sur son site, les choses ne se sont pas passées comme rapportées de manière si édulcorée.

Parfait Onanga-Anyanga avait très mal vécu les questions des étudiants, mettant le doigt sur le laxisme de la MINUSCA à refuser de désarmer les bandes armées, sur sa tolérance et même protection des chefs rebelles, lors de son débat avec eux.

Et comme d’habitude, quand Mr Parfait Onanga-Anyanga est contrarié et contredit, il perd ses nerfs, et se fâche. Mais toujours de manière sélective, avec un public dont il sait ne rien risquer.

Qui un  jour l’a entendu parler aux Sangaris des cas de viols de mineurs par leurs soldats, à l’instar de son discours aux contingents africains, coupables des mêmes délits ?

Voici intégralement ce qu’il a dit aux étudiants, quand ils l’avaient salement chahuté, sur la réalité de la sécurité en RCA assurée par la MINUSCA :

“Si vous pensez qu’aujourd’hui, on peut simplement se réveiller un matin, aller faire la guerre et écraser ce que l’on appelle une opposition, je peux vous assurer, que ça n’a jamais été fait nulle part dans le monde.

Le désarmement forcé, ça n’a jamais été fait, nulle part dans le monde, et on voit mal comment l’on pourrait le faire dans ce pays.

Donc, vous voyez vous-mêmes, la complexité de l’art de la paix.

Et je mets au défi quiconque trouverait une solution magique à nous proposer, pour que l’on puisse l’appliquer tout de suite […]”

Ce passage là de son discours, dont par écrit nous ne pouvons retranscrire le ton, fut, et très coléreux, et surtout très méprisant, de qui oserait ne pas être d’accord avec lui, que la communication de la MINUSCA a tout simplement omis de publier.

Réponse du président de l’Association des étudiants centrafricains (ANECA), Norbert Pounaba :

“Moi je pense qu’aujourd’hui, nous étudiants centrafricains, on a été situé déjà à peu près sur ce qu’est le mandat de la minusca (NDLR : Nous avons pris conscience de la manière dont la Minusca gère son mandat en RCA).

Et qu’est-ce que maintenant, le peuple centrafricain et la population centrafricaine, et également l’étudiant centrafricain doivent-ils faire pour ramener la paix dans ce pays ?

Je pense que la paix de la part de la minusca dans notre pays n’est que partielle.

Et il va falloir que nous, peuple centrafricain, nous nous mobilisions nous-mêmes, pour que la paix puisse revenir véritablement en RCA.”

Ceci non plus, ne figure pas dans le rapport de la Minusca.

LA MINUSCA, UNE TROMPERIE SUR LA MARCHANDISE ?

Lorsque fin 2012, la France avait, plutôt que de sauver, une fois de plus,  le scalp du dictateur François Bozizé, préféré obtenir du Conseil de Sécurité de l’ONU, deux résolutions, une pour une intervention des casques bleus en RCA, et une autre pour elle, pour envoyer dans le pays ses soldats estampillés SANGARIS – la papillon éphémère – les mandats menant à la mise en place de la MINUSCA furent très clairs : DESARMEMENT DE TOUTES LES BANDES ARMEES, PAR LA FORCE SI NECESSAIRE.

C’était ce que les centrafricains avaient compris, et applaudissaient, pour enfin avoir la paix dans le pays.

Mais jamais ils n’auraient pu se douter que ces soldats, Sangaris, comme MISCA, et comme MINUSCA,  et d’un, s’adonneraient en toute impunité à des viols de leurs petits enfants, et de deux, ne feraient absolument pas, ce qui justifiait leurs présence en RCA, à savoir : L’ERADICATION DE TOUTES LES FORCES ARMEES REBELLES, ET NON PARTICIPER A LEUR CONSOLIDATION.

Ils ne se doutaient pas non plus, qu’un jour, Idriss DEBY, le dictateur tchadien, pyromane de la Centrafrique depuis des éons, trouverait grâce aux yeux de la MINUSCA, au point récemment, d’afficher publiquement, que : “Le président tchadien sera une clé fondamentale dans la résolution de la crise centrafricaine.”

Sifflé à N’Djamena par Deby, Parfait Onanga-Anyanga s’y était rendu, l’espace de quelques heures pour y prendre ses ordres.

Une très grosse majorité des centrafricains, élus et responsables politiques inclus, ne supportent plus la MINUSCA, et son étrange manière de gérer la crise dans ce pays qu’elle a mis sous sa tutelle, en émasculant la RCA de ses capacités d’auto-défense, avec cette absurdité d’embargo sur les armes, quand l’on sait les groupes armés eux, peuvent en toute liberté, au vu de la MINUSCA, s’armer librement au Tchad et au Soudan, sans parler des appuis des pays arabes du golfe persique.

Concernant les Anti-Balaka, des cellules secrètes au sein même du gouvernement, avec l’aval de Faustin TOUADERA lui-même, les aident et les alimentent en armes et ressources.

L’impopularité de la MINUSCA en Centrafrique n’est plus à démontrer. Dans tout le pays, des manifestations pour sont retrait ne cessent de se multiplier. Bien évidemment, nul ne lira ceci publié dans la presse occidentale, et encore moins dans la presse centrafricaine, sponsorisée économiquement pour survivre, par des organismes internationaux, Radio Ndeke Luka, RJDH, etc… sont dans ce cas là. Leurs publications sont sous auto-censure de qui les nourrit.

Le bilan de Mr Parfait Onanga-Anyanga est une catastrophe. Autiste, hautain, méprisant les centrafricains qualifiés “d’assistés”, et dont il traite en privé ses journalistes “D’ABRUTIS” ! Cet homme doit partir !

Cependant, deux lueurs d’espoir au sein du panier de crabes de la MINUSCA, la britannique DIANE CORNER, qui passée de la RDC où elle y est toujours très regrettée, et qui selon la BBC, “a découvert au sein de la MINUSCA les jeux politiques des fonctionnaires internationaux, et dont elle se tient au large”, et le belge-flamand Hervé Verhoosel, qui quotidiennement, fait de son mieux pour soigner l’image fort ternie et salement dégradée de la MINUSCA, totalement décridibilisée auprès du peuple centrafricain.

Et…Comme le déclare le colonel Pierre DE LACAN : “Le problème des forces d’interposition comme la MINUSCA, et de l’ensemble des casques bleus dans le monde, c’est que, si elles n’appliquent pas strictement le mandat pour lequel elles sont dans un pays donné, alors, très rapidement, pour la population locale, elles deviennent des forces d’occupation. Et en RCA, il est bien évident que désormais, la MINUSCA est perçue par les centrafricains comme des envahisseurs non désirés, contre lesquels elle ne peut rien, et non plus comme étant des troupes de paix, venues les sauver. Refuser le réarmement des FACA est la pire des idioties, et ce d’autant plus que la MINUSCA a déjà démontré ses limites d’incompétence. Le souci, c’est que l’ONU n’écoute que l’ONU, et ne prête pas attention aux revendications des peuples des pays qu’elle prétend y envoyer des troupes pour les sauver. C’est un dangereux serpent qui ne cesse de se mordre sa propre queue.”

English version

© Mars 2017 – LAMINE MEDIA

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