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France : Charles Malinas, aka le Vice Consul de Bangui, le “cher ami” de Touadera, bien dans le caca !

Fernando Cancio

PARIS (LNC) – L’ambassadeur de France à Prague, précédemment en Centrafrique, Charles Malinas, vient d’être rappelé à Paris pour s’expliquer sur ses attributions irrégulières de visas, alors qu’il était en poste à Bangui de 2013 à 2016. De l’orage à l’horizon.

Vu de Bangui, l’affaire des visas de MALINAS n’intéresse personne, ce que l’on note dans la communauté des avisés de la politique centrafricaine à Bangui, c’est que, ce fut Charles Malinas qui avait fait de Faustin Touadera, le nouveau roi du Centrafrique, en validant toutes les magouilles électorales de Catherine Samba-Panza, au détriment d’Anicet Dologuélé, afin d’installer Touadera au Palais de la Renaissance. Faustin Touadera qui suivant les résultats électoraux vrais, ne passait pas le premier tour de la présidentielle.

Les vrais chiffres donnaient Martin Ziguélé en premier, Anicet Dologuélé en second. Touadera était au fin fond de la liste, et pourtant, c’est lui malgré tout, devenu le nouveau président. C’est la magie centrafricaine.

LES HYPOCRISIES DU QUAI D’ORSAY

Charles Galharague, ex-ambassadeur de France à Budapest et chargé de mission pour la stratégie et la prospective auprès du directeur général des affaires politiques Nicolas de Rivière depuis 2015, a été désigné pour succéder à Charles Malinas à Prague, où ce dernier fut nommé ambassadeur de France, pour services rendus à la nation, dans cette ambassade très prisée.

Un responsable du ministère des affaires étrangères à Paris, s’exprimant sous couvert d’anonymat déclare : “Comme on a besoin d’avoir une continuité de représentation à l’étranger, on nomme un successeur. Il n’y a rien d’extraordinaire dans cette procédure même si elle reste exceptionnelle. […] Il y a eu un problème de respect des critères pour la délivrance des visas, à l’évidence. On a besoin de faire la clarté là-dessus. […] Il a fait un très bon travail en Centrafrique, a géré dans des conditions extrêmement difficiles une situation de conflit, a contribué à ce que la paix soit ramenée dans ce pays, à ce qu’il y ait des élections qui se sont déroulées de manière convenable”.

-LNC : et sans langue de bois diplomatique ?

-Quai D’Orsay : Il a merdé grave à Bangui quoi ! Mais les “fantasmes” d’enrichissement personnel évoqués dans la presse sont totalement faux. Il n’y a pas d’enrichissement personnel, ni de faute morale. Il y a simplement un problème de respect de la réglementation en matière de visas. C’est tout.

-LNC : Qu’en savez-vous puisque vous ne faites que de démarrer l’enquête ?

-Quai D’Orsay : Exact, vous avez raison, mais nous présumons, autrement ce serait catastrophique. L’enquête démarre, on verra bien ce qui sortira du chapeau.

-LNC : Son activisme dans les tricheries de l’élection présidentielle en RCA menant Faustin Touadera, candidat très clairement battu dès le premier tour pour en faire un chef d’état factice, ceci ne vous dérange pas aussi ?

-Quai D’Orsay : Désolé, pas le sujet. La Cour constitutionnelle centrafricaine a validé l’élection, il n’y a pas eu de recours en invalidité à ce que je sache non ? Ce n’est donc pas le problème de la France, mais celui des centrafricains eux-mêmes. Cette élection était régulière, en apparence, il appartenait aux adversaires de Touadera d’en démontrer le contraire. Mr Dologuélé, son adversaire malheureux avait clamé des tricheries à vaste échelle commises par son adversaire, mais sans rien avancer de tangible pour étayer ses dires. Nous savons bien que dans ce pays de potins de bistrot, où la Presse n’y fait que de colporter des ragots, les rumeurs deviennent vite des vérités. Il y a un président élu, il faut faire avec c’est tout, élu sous tricherie ou pas, ne vous en déplaise !

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© Mars 2017 – LAMINE MEDIA

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