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Centrafrique : Le foutoir du secteur minier centrafricain

Gilles Deleuze

CARNOT (LNC) Qui fait quoi, Qui est qui, Qui perçoit quoi ? Qui prélève quoi sur qui ? Quel est le volume réel de la production diamantifère ? Le secteur minier centrafricain peut se résumer en interrogations.

Des situations assez opaques et troubles, que le ministère des mines souhaite clarifier. Une de ses missions, en partenariat avec le projet “Droits de propriété et de développement du diamant artisanal” est à CARNOT jusqu’au 5 mars, pour édifier les acteurs du secteur minier du Sud-Ouest au respect du processus de la chaîne “légale” du diamant, depuis l’extraction jusqu’à la commercialisation.

Cette campagne concerne Carnot, mais également ceux de NGAZI et d’ailleurs dans la région.

ANARCHIE, CORRUPTION ET AUTRES JOYEUSETES

La fraude, sans doute le plus grand fléau. Et l’administration ne donne pas l’exemple. Dans une anarchie totale, selon  l’endroit, chaque administration fiscale impose ses propres règles. Il n’existe pas de centralisation par Bangui du paiement des taxes et des patentes – et donc pas de comptabilité nationale de la gestion minière. Ce qui non seulement encourage les fraudeurs, corrupteurs et corrompus, mais n’aide pas à la mise en confiance du Processus de Kimberley.

Par ailleurs, les rapports entre les collecteurs de diamants et les bureaux d’achat sont souvent tendus – les uns s’estimant régulièrement être lésés par les autres. Enfin, le constat de nombreux étrangers sur les zones diamantifères inquiète. Que font-ils là ?

English version

© Mars 2017 – LAMINE MEDIA

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