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Société

Centrafrique : Vols royaux à la Commercial Bank Centrafrique (CBCA), Yves Dessandé est-il toujours crédible ?

Fanta Biderman-Kenguemat
Observatoire centrafricain économique et social

BANGUI – Yves Dessandé, le directeur général de la CBCA, la Commercial Bank Centrafrique, depuis l’investiture de Touadera au pouvoir, se sentait pousser des ailes. Et de multiplier les appels du pied au nouveau pouvoir pour lui faire savoir toute sa disponibilité depuis un an. Un double braquage en col blanc dans sa banque le ramène brutalement à la réalité.

L’AFFAIRE

Profitant d’une phase  de restructuration interne, laissant provisoirement ouverte certaines “portes informatiques” de sécurité de la trésorerie, le “cash” en terme bancaire, des cadres véreux de la banque en ont profité pour la soulager de plus de 463 millions de F CFA.

Une opération menée de main de maître, conjointement à l’agence de Berbérati où 400 millions se sont évaporés, et à Bangui, à l’agence du KAM 5 où là, dirions-nous, seulement 63 millions ont été volés.

Des braquages strictement internes, qui bien évidement interrogent sur le niveau de sécurité et de confidentialité de la maison.

L’enquête ouverte Mercredi à Bangui a mené à l’arrestation de plusieurs employés, mais le cerveau de l’affaire lui a déjà quitté le pays avec une belle manne.

DESSANDE RIDICULE

Yves Dessandé qui encore il y a peu, vendait au pouvoir tout le sérieux de sa banque, et sa capacité à l’aider dans le relèvement du pays est bien marri. Il n’a rien vu venir.

Et avec de telles failles de sécurité, il a déclaré après ces vols audacieux, sans rire, que ses clients pouvaient être rassurés, “leur argent était très bien conservé”.

Le vol étant donc du CASH, du vrai argent, et non de la monnaie électronique, c’est une perte sèche pour la banque.

Au delà de ce cas, ce qui reste surprenant, c’est qu’il n’y ait pas eu jusque là dans les institutions bancaires plus de braquages de ce genre. Car en RCA, la pratique de l’usage de la monnaie électronique (virement, mandat, transfert de valeurs, etc..) plutôt que du fiduciaire concret est peu usitée. L’essentiel des affaires se traite en “liquide”.

English version

© Observatoire centrafricain économique et social

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