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Centrafrique : Combats dans la OUAKA, cela ne s’arrange pas, cela empire !

Michal Mamadou

IPPY (LNC) – Cette carte du Centrafrique sur la situation des zones hors contrôle et livrées à une insécurité quasi totale, avec des bandes armées y faisant la loi, pour aussi approximative soit-elle, permet néanmoins de se faire une idée de l’état catastrophique du pays, plongé dans une crise à ce niveau jamais atteinte. 

La zone sombre à l’Est figure l’espace de maraudage des criminels de la LRA de Joseph KONY. Du centre à l’Ouest vers le Cameroun, la tâche sombre situe la zone dans laquelle depuis pratiquement une année, des poches de combat entre les bandes armées s’y déroulent pratiquement quotidiennement. Le Nord du pays, non noirci, en vérité sert de vivier et de base arrière à cette multitude de groupes armés, plus de 17 répertoriés à ce jour.

Ainsi visualisons-nous bien le fait que plus de la moitié du territoire centrafricain est hors de contrôle du pouvoir central de Bangui.

LE MARTYR DE LA OUAKA

La ville de IPPY dans une totale tourmente depuis 15 jours, est de nouveau sous la menace de la coalition FPRC-MPC, en cours de “montée” pour tenter de l’investir. Comme nous le prévoyions, de nouveaux violents combats ont eu lieu à l’entrée de IPPY, et précédemment, de nouveau à BAKALA, où des dizaines et des dizaines de morts sont à déplorer.

Il y a quelques jours, la MINUSCA a été contrainte d’envoyer des renforts à IPPY, dans l’espoir de protéger sa population de l’attaque imminente des FPRC-MPC.

NDASSIMA, ville déjà dans la tourmente fin 2016, l’est de nouveau.

Face à ce nouvel embrasement de violence, plusieurs centaines de civils ont pris par désespoir le chemin incertain vers BAMBARI, où actuellement, les arrivants sont installés par le HCR sur le site du camp dit de “l’élevage”. Du fait de cette insécurité, la réponse du HCR ne se limite qu’au suivi de la protection.

Dans ce funeste panorama, les Anti-Balaka de s’y mettre, en menant des attaques contre l’UPC au niveau de la ville de NGAKOBO.

Là aussi il y a des morts.

English version

© Février 2017 – LAMINE MEDIA

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