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CRISE CENTRAFRICAINE : Abel Balenguele crée la scission au sein du groupe rebelle MPC

Sandra Martin-White

LOS ANGELES (LNC) – C’est dorénavant à coups de communiqués de presse que les chefs du groupe MPC se battent, la partie politique d’un côté avec Abel Balenguele à Bangui, et Mahamat ALKHATIM le chef militaire à Kaga-Bandoro de l’autre. Le discours ci-dessous d’Abel Balenguele sur la radiation du groupe de Mahamat ALKHATIM et de son frère Idriss  AL BACHAR sur les ondes de Radio Ndeke Luka.

“Les raisons qui nous ont poussé, c’est ce que nous expliquons depuis les événements de Kaga-Bandoro, nous avons fait des déclarations, nous avons dit que nous sommes attristés par les vies humaines qui ont été fauchées et arrachées à l’amour de leurs parents et de leurs familles. Des victimes innocentes. Nous avons mené des enquêtes pour situer les responsabilités. Nous nous sommes appuyés sur les déclarations de nos éléments mêmes, des combattants du MPC. Nous nous sommes appuyés sur les commandants de zone, nous avons recueilli les déclarations et les désarrois, des plaintes, soit des autorités locales, soit des victimes. Certaines victimes qui ont accepté de se déplacer, et qui ont entendu parler du bureau politique du MPC à Bangui. Ils sont venus relater leurs souffrances. Alors, toute cette convergence de témoignages, nous ont amené à dire que nous ne pouvons pas continuer avec des éléments qui ne s’engagent pas pour la paix.

Dans la déclaration du MPC faite au lendemain des violences, des  11 et 12 octobre 2016 à Kaga-Bandoro, nous avions regretter les multiples vies innocentes qui ont été fauchées sans raison, et nous avions demandé qu’une enquête soit menée pour établir les responsabilités. Selon les informations recueillies auprès des populations, des élus locaux, des autorités locales, des combattants MPC de Kaga-Bandoro, ainsi que les rapports documentés de la MINUSCA publiés le 2 novembre 2016, il est apparu l’implication indéniable du général ALKHATIM, chef d’état major du MPC basé à Kabo. Le président du MPC, en poste à Kaga-Bandoro, a été également cité par toute les personnes consultées, ou qui ont acceptées de descendre à Bangui, pour nous confier leurs désarrois. Idriss  AL BACHAR n’a pas été à la hauteur des espoirs placés en lui, parce que ses expériences et sa clairvoyance n’ont pas été mise à la disposition du MPC pour lui éviter la situation de crise dans laquelle elle est plongée actuellement. Faudrait-il rappeler, les déclarations qui ont fondé le MPC, à l’issue des états généraux des 27 et 30 juillet 2015 à Kaga-Bandoro ?

Nous rappelons, les membres du Mouvement Patriotique pour la Centrafrique (M.P.C) s’engagent solennellement pour la protection des populations, des ONG nationales et internationales. Désormais, les violences contre les personnes, les actes de pillage, les vols, et les viols seront sévèrement réprimés. Les Etats généraux ont aussi recommandés d’intensifier la collaboration avec les autorités locales pour la restauration de l’autorité de l’état et ils mettront tout en oeuvre pour assurer la libre circulation des personnes et particulièrement le bon déroulement de tout le processus électoral. Actuellement Mr Idriss  AL BACHAR continue ses menées fractionnistes qui risquenbt de compromettre définitivement les orientations de départ, qui sont pour le rétablissement d’une paix durable en Centrafrique.”

La réplique d’ALKHATIM ne s’était pas faite attendre, réagissant dans un communiqué en déclarant démettre Abel Balenguele de ses fonctions de secrétaire général de l’aile politique du groupe.

Dans une perspective plus large, comme le dit Magloire LAMINE : “La Minusca s’est perdue dans sa mission. Elle avait ordre du Conseil de sécurité de désarmer toutes les bandes armées, et pas de faire copain copain avec elles. Ce qui aboutit à cette étrangeté, d’un pays dans lequel pullulent des états majors militaires illégaux.
Un état major militaire est l’apanage d’un pays de droit, c’est son devoir régalien.
Dès lors, qu’on ne s’étonne de ne pas voir venir les concrétisations des promesses de Bruxelles.

En effet, avant la MINUSCA pourtant dotée d’un mandat dit robuste de désarmement des bandes armées ne s’en est jamais servi, fait que confirmait encore son chef Parfait Onanga-Anyanga : «Nous ne voulons pas faire de désarmement forcé, nous ne sommes pas une force d’imposition de la paix».

Ce qui sur le terrain a des conséquences catastrophiques, le Centrafrique est devenu ingérable, avec la tolérance de multiples bandes armées qui se sont de fait cristallisées et malheureusement, au train ou vont les choses, pour durer, en contrôlant près de la moitié du territoire national. Le pouvoir, l’état de droit, sortis des limites de la capitale, et encore, n’existent pas.

Le pays est actuellement une sorte de somme anarchique de pays dans le pays.

English version:

© Janvier 2016 – LAMINE MEDIA

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