unicefpub
Dossier

POUR NE PAS COMPRENDRE : BANDES ARMEES, QUI EST AVEC QUI ? ET QUI FAIT QUOI AVEC QUI ?

V.M

L’on s’y perd dans les alliances et les mésalliances criminelles de circonstance entre les groupes rebelles armés en Centrafrique.

Comme jouissant d’une pleine impunité, et de libre circulation dans le pays, quand, ils ne pillent pas, ne tuent pas, ils se tapent dessus entre eux.

C’est Al Khatim qui l’année dernière avait inventé cette nouvelle occupation inter-bandes.

Cas actuellement des Séléka de l’UPC et du FPRC, en bagarre au village KOLAGA, à 45 KM de BRIA (et non à Bria même), et plus complexe, d’éléments de la SÉLÉKA et de la branche dissidente de RÉVOLUTION JUSTICE (RJ) de RAYMOND BELANGA.

QUAND DES ELEPHANTS SE BATTENT, C’EST L’HERBE QUI SOUFFRE

En début de mois, les RJ s’associaient à des Séléka dissidents de leurs groupes de base, pour ensemble mieux aller piller et tuer dans l’Ouham-Pendé, mais également pour au passage, combattre d’éventuels ANTI-BALAKA.

Changement de musique depuis une semaine, le RJ dorénavant s’oppose aux Séléka et s’associe aux Anti-Balaka qu’elle combattait 15 jours plus tôt, pour cette fois-ci lutter contre les Séléka – anciens partenaires de crime, actuellement dans des combats en cours au village de GOUZI, à 20 KM de PAOUA.

Inutile de spécifier que GOUZI est devenu un village fantôme, tous les habitants ont fui en brousse.

Juste avant, les RJ avaient tout simplement investi la gendarmerie de PAOUA pour en faire leur base militaire. Et ce, sans aucune espèce d’opposition.

Enfin, bagarre en perspective entre les deux branches RJ, celle d’ARMEL SAYO, toujours cherchant à décapiter celle de RAYMOND BELANGA.

SAYO avait même payé des mercenaires pour faire la sale besogne.

Et conséquence, ces mouvements d’alliance et de désunion de circonstance selon les intérêts du moment, mettent le feu dans tout le Nord-Ouest de la RCA.

Tous ces combats, assassinats et pillages, se déroulent dans l’indifférence totale des MINUSCA, ne prenant même plus la peine d’aller compter les morts, ni d’évacuer les blessés civils.

Black out général qui empêche toute tentative journalistique d’aller faire des bilans.

Et avec tout ça, on nous parle encore de DDRR ou de RSS ?

English version:

© Novembre 2016 – LAMINE MEDIA

 

Imagine your best photo ever
To Top