unicefpub
Justice

AFFAIRE LAKOSSO & MOKWAPI, LE POINT DE DROIT PENAL

Par Sandra Martin-White
Avocate, conseillère juridique de LNC

Les arrestations des deux principaux meneurs de la manifestations du 24 octobre, Gervais Lakosso et Marcel Mokwapi sont, selon le droit pénal centrafricain, illégales.

Comment peut-on arrêter des individus alors qu’aucune instruction judiciaire n’a été ouverte en leur encontre ?

Le Procureur Ghislain Grésenguet à Bangui a donc menti en affirmant cela.

Il n’y a pas de mandats de dépôt. Juste des arrestations arbitraires.

Elles sont tout simplement politiques, sur ordres du pouvoir en place et de la Minusca.

La Minusca a beau nier, c’est bien elle qui actuellement instrumentalise la justice à Bangui à sa guise, afin d’étouffer dans l’œuf tout ce qui la dérange. L’avocat de Lakosso l’a encore confirmé récemment.

Il suffit d’aller questionner les policiers de l’OCRB pour en savoir plus dessus.

Ceci n’est pas un scoop, tout le monde le sait.

La preuve de tout ceci, c’est depuis deux jours que la MINUSCA a déclaré sur cette affaire, que si la RCA ouvrait une enquête, elle coopérerait.

Démonstration donc de toute absence d’instruction en cours.

Conséquemment, comment un juge d’instruction peut-il mettre en liberté provisoire, des personnes qu’il n’est pas censé connaître, puisque juridiquement parlant, il ne les a jamais rencontré, ni ordonné leurs arrestations ?

Le contrôle judiciaire et de fait également illégal.

Ces hommes doivent être libérés, et jouir de pleinement leurs droits de citoyens, c’est tout.

Et si l’on creuse un peu la chose, leurs avocats sont fondés à porter plainte contre la justice centrafricaine, pour des dommages et intérêts, au motif de mise illégale de la main de la justice sur leurs clients, en plus de la collusion indue du système politique dans la marche régulière de la justice.

English version:

© Novembre 2016 – LAMINE MEDIA

Imagine your best photo ever
To Top