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Afrique

HUMEUR/Gabon : Ali Bongo, la honte de l’Afrique

Albert Mahamat FALL

Libreville (LNC) – Au Gabon, l’élection présidentielle, contrairement aux pratiques du genre sur toute la planète, ne se déroule qu’à un tour. Une joyeuse invention d’Albert Omar Bongo, tellement convaincu qu’il ne fallait pas perdre de temps avec deux tours, tant il était convaincu d’être élu d’entrée au premier tour à chaque fois. Les législateurs gabonais depuis son décès ont méthodiquement refusé de retoucher ce tour de passe passe bien avantageux pour les Bongo.

En Afrique francophone, difficile d’échapper à la main occulte de la FRANCE dans les magouilles politiques locales. Et encore plus au Gabon, véritable caricature de la Françafrique.

Lors de la précédente élection présidentielle au Gabon, les services secrets français avaient tripatouillé les résultats défavorables à Ali Bongo pour le faire succéder à son père adoptif. Notant au passage qu’Ali Bongo est d’ascendance nigériane et non gabonaise. Aucun scoop là dedans, tout le monde le sait, à part les hypocrites.

TROP C’EST TROP

Pour ces élections gabonaises, un correspondant de LNC était présent à la remise des résultats au ministre de l’intérieur. Et il a vu la procédure en cours. Retarder les choses afin de “rectifier les erreurs”, comprendre “faire en sorte qu’Ali Bongo, clairement battu soit de nouveau élu président, contre la volonté du peuple gabonais.”

Mais ce qui avait fonctionné pour BIG FAT ALI la première fois, ne marche plus. La magouille étant trop grosse, la FRANCE son habituelle soutien des mauvais coups lâche la barre. Il est tout seul, désormais tout seul.

Inventions d’électeurs, tripatouillages des urnes, cela fait un peu trop. L’Union Européenne s’offusque, et même l’Union Africaine, une première pour cette entité factice habituelle avaleuse de couleuvres des dictateurs africains. Mais BIG FAT ALI sans vergogne de déclarer que “Jean Ping avait triché !”

Hier 8 septembre, huit jours après la proclamation des résultats de la présidentielle, l’opposition conteste toujours la réélection annoncée d’Ali Bongo et notamment les résultats dans la province du Haut-Oguoué, où le chef de l’Etat sortant est crédité de plus de 95 % des voix avec une participation proche de 100 %. Autant dire un score de république bananière. UN SCORE STATISTIQUEMENT PARLANT IMPOSSIBLE.

Mais juste un petit souci, la Cour constitutionnelle gabonaise est notoirement connue pour être comme le dénonce l’opposition : « inféodée à la présidence ». Elle est même surnommée « la Tour de Pise » car, dit-on, elle pencherait toujours du même côté, celui du pouvoir, c’est-à-dire le clan BONGO.

Dans la sous région, on s’active pour corriger la tour. Deux dictateurs bien connus, Sassou-Nguesso et Deby en envoyés de paix à Libreville, pour un arrangement entre coquins. Ca part mal !

English version:

Août 2016 LAMINE MEDIA

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