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Centrafrique : Joseph Yakete, le ministre de la défense, déjà entre le marteau et l’enclume

BANGUI (LNC) – Pendant que son président continue de faire le beau en Europe, ici au pays, les urgences des affaires courantes les plus prégnantes retombent sur la tête du ministre de la défense.

Une chose est certaine, à l’ambassade américaine à Bangui, on goûte déjà fort peu le laxisme du nouveau président centrafricain. Passe encore ses mœurs personnelles d’un autre âge de polygamie, ce qui hallucine les américains, mais au fait d’une crise latente à juguler, estimer qu’il était mieux d’aller faire le touriste au Vatican et à Paris, cela n’est pas acceptable. Car il y a urgence, en occurrence la manière de gérer les bandes armées pullulant dans le pays, au point d’en contrôler plus de la moitié du territoire national.

YAKETE ET LE CASSE TETE DES BANDES ARMEES

Ce qui était prévisible est là, sous son nez. Il était évident que les bandes armées, bien calmes ou presque durant les élections présidentielles n’allaient pas ensuite rester les bras croisés, et qu’elles allaient agir.

Et c’est fait, depuis plus d’une semaine, côté Séléka (mieux structurée militairement que les anarchiques Anti-Balaka), on fait tout pour faire pression sur le nouveau gouvernement. S’attendait-on à autre chose ?

Ce furoncle était connu de Touadera, bien avant son investiture, donc, pas de surprise. Mais, la question est de savoir comment il va gérer ce gros souci que précédemment, Catherine Samba-Panza s’était révélée être incapable de résoudre.

Le DDRR proposé, on sait d’avance que cela ne fonctionnera pas. Les bandes armées, la Séléka notamment, ne désarmera pas sur simple commande.

Militairement parlant, la Séléka et toutes ses factions sont en possibilité de nouveau nuire si l’envie les en prenait.

Nous le savons, ni les MINUSCA et autres violeurs de SANGARIS ne s’y opposeront. Quant aux Forces de sécurité centrafricaines, elles sont inexistantes. A partir de là, le ministre de la défense est dans une belle nasse. Car négocier en situation de faiblesse, c’est à coup sûr perdre.

Néanmoins, il est important de préciser que Touadera et son gouvernement sur ce dossier héritent d’un héritage apocaplyptique.

Car globalement, les forces internationales MINUSCA comme SANGARIS n’ont rien fait pour juguler les plaies que constituent les bandes armées, au point de les conforter dans leurs positions. Et même, de les sanctifier.

Les marges de manœuvres de Yakete sont donc réduites à néant.

Déloger les Séléka et Anti-Balaka de leurs bases, à l’heure actuelle, c’est impossible, avec quels moyens ?

Dès lors, bon courage Mr le ministre, car pour la première fois en Centrafrique, nous assistons à l’émergence de ce que d’aucun qualifie déjà de BALKANISATION du pays.

Faustin TOUADERA ne sera donc plus que le président de la moitié de la RCA.

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© Avril 2016 LNC – LAMINE MEDIA

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